Joli coup, Patrick Ledent!

Publié le par M agali


Enfin !
Le premier recueil de nouvelles de Patrick Ledent va sortir !

Très exactement ce dimanche 27 Septembre 2009, au centre Wallonie-Bruxelles qui propose une après-midi littéraire de 15h-18h (46, rue Quincampoix - 75004 Paris - M° : Châtelet-les-Halles, Rambuteau, Hôtel-de-Ville).

Ce « nouvel auteur » est en réalité un vieux routard, un nouvelliste aguerri, primé à de nombreux concours.
C’est que le liégeois Patrick Ledent a été bonne école: celle d’André Blavier, fondateur de la revue Temps Mêlés, correspondant de l’Oulipo et ami de Raymond Queneau, Ce funambule de l’écriture, ce ravagé de l’intrigue tordue, ce clown blanc du verbe, comique irrésistible, poète et philosophe tout à la fois, sait tout de ce qu’on peut faire dire aux mots quand on les saisit à bras le corps et au pied de la lettre.

Voici la présentation de son éditrice à laquelle je n’ajouterai pour le moment que mon témoignage, mon propre plaisir de lectrice avide: j'ai dévoré ce recueil en deux soirées et je vais ... le relire.

" Une écriture enlevée, alerte, colorée d’un humour souvent noir emporte le lecteur dans les dix-sept histoires qui composent Joli coup. En surgit un monde loufoque, drôle, voire poétique, parfois légèrement surnaturel, toujours décalé. Les personnages de ce recueil n’en sont pas pour autant étranges. Il s’agit du commun des mortels, de nos contemporains : notre voisin, le postier, le guichetier de la banque du coin, la prostituée, le soldat, l’employé de la SNCF ou la caissière de notre supermarché. Ils évoluent au fil de monologues et d’aventures dans lesquelles l’auteur nous embarque avec dérision et cynisme.
Les nouvelles de Patrick Ledent, qu’elles empruntent au genre policier, au récit réaliste ou au conte fantastique, nous font basculer dans un univers singulier. ...Si Patrick Ledent maîtrise parfaitement l’art de la chute, grâce à une construction très concertée qui tient le lecteur en haleine, il sait aussi faire savourer la langue à travers néologismes, mots-valises et jeux de mots. ..
Sous la légèreté et la quotidienneté, c’est d’une plume mordante que Joli coup s’attaque à quelques petites angoisses comme le cancer, le chômage, la guerre, l’argent ou son absence, l’économie, l’éducation, la violence ou la difficulté des relations humaines. Dans l’invective ou la jubilation verbale, l’auteur s’inscrit à la suite des humoristes qui, depuis Swift, dénoncent les plaies du monde moderne avec savoir-dire et élégance :
«Pour autant, je n’en voulais à personne. J’avais si bien essoré le temps, si bien égoutté chaque seconde que je savais mieux que quiconque combien la vie est riche, imprévisible et fantasque. Émancipée et victorieuse. Combien elle se moque des révolutions solaires et lunaires. De toutes ces planètes qui tournicotent autour du soleil et sur elles-mêmes, cherchant un mouvement qui les rassure, une équation qui les apaise ou une réponse à leur errance stérile. Combien les hommes se trompent en levant les yeux au ciel, quand ils devraient les baisser ; combien ils se fourvoient en s’émerveillant de la trajectoire des astres, quand la leur est tellement plus libre, plus folle et poétique.»


Magali Duru 

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Joli coup, Patrick Ledent, éditions Calliopées, septembre 2009.






Publié dans Lector in fabula

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