De bonnes vacances en perspective

Publié le par M agali







Quand les vacances sont finies, il y en a encore...

- Un petit texte cruel de Jan Thirion, pour achever de sortir ce blog de sa torpeur, me suis-je dit ce matin, c'est exactement ce qu'il nous faudrait.
Et voilà, justement, il en avait un en  magasin! 

Les déjà accros de
Mikko, Ego fatum, John et Yoko sont dans un bateau, Dieu veille Toulouse, peuvent se frotter le ventre: il se murmure que Jan pourrait bientôt nous servir une délicieuse et décapante Soupe tonkinoise.
A suivre..


D'abord Austerlitz, puis Waterloo, dit-il en repliant sa carte de l'Europe, et après on verra. C'était les vacances, il n'allait pas se prendre la tête.

Maniaque tout de même, il vérifia que les armes étaient bien calées dans le coffre de la CX. La fille qui l'accompagnait lui proposa le sandwich qu'elle venait de composer avec du jambon et du gruyère. Ils avaient le temps. Ils étaient bien sur cette aire de parking arboré.

La fille avait vu les armes. Elle avait écouté son projet. Elle avait rigolé. Elle n'était pas contre. Elle s'en foutait. Elle était d'accord pour tout, du moment qu'on ne l'obligeait pas à retourner dans son trou pour vivre sa vie de merde entourée de gens qu'elle détestait.
Elle avait dit OK pour Austerlitz, OK pour Waterloo.

Il était content d'avoir de la compagnie. Ça lui plaisait de ne pas être seul et ça lui faisait au moins une spectatrice. En plus, elle serait aux premières loges, la veinarde. Ce serait mieux qu'à la télé.

En gros, son projet consistait à faire un massacre sur chaque lieu de bataille napoléonienne. Il tirerait sur les gens et il se barrerait avant d'être pris. Lui, il saurait s'arrêter à temps.
Austerlitz, c'était bien pour commencer. C'était connu. Ça marquerait les esprits.
Waterloo en deux, c'était bien aussi, même si c'était une défaite.

Les autres batailles, il connaissait moins. Il n'avait pas les noms en tête. Du reste, il n'était pas obligé de respecter l'ordre chronologique. Il tuerait là où ça lui chante.
Il était sûr d'une chose : il se préparait des vacances inoubliables.
Il mordit son sandwich en pensant à des cornichons.


Jan Thirion

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Morena 14/09/2009 11:42

Ayet, reviendue de Lauzerte ? J'a pas pu venir...

Patrick Dupuis 13/09/2009 17:50

Cette affiche me parle car elle provient d'Entre-Sambre-et-Meuse, la région de ma famille paternelle.Depuis les guerres napoléoniennes, dans plusieurs villes et villages, lors de la fête du lieu, le saint ou la sainte du patelin est promenée en grande pompe dans la campagne, accompagnée de compagnies de soldats d'opérette vêtus d'uniforme de la Grande Armée. Ce folklore est extrêmemement vivace encore aujourd'hui... et ça ne manque pas de charme car ce n'est vraiment pas "militariste"

Franck 12/09/2009 22:45

Eh bien, c'est une excellente reprise.

virginie 12/09/2009 15:32

Quand on habite à quelques lieues de Waterloo, on est sensible à de tels projets de vacances; et cela me fait penser à mes élèves - du temps où j'étais prof, dans une autre vie - tous, absolument tous, étaient persuadés que Waterloo est une grande victoire de Napoléon. Wellington, jamais entendu parler...