Calder... Et je dirais même plus...Kandisky

Publié le par M agali

 Twin Exhibitions à Beaubourg... Les impressions de Monique Coudert.


                 Calder                                                                                                                                     Kandisky

 



Et je dirais même plus...

 

En ce samedi 9 mai 2009, mi-gris mi-rose, mon envie d’œuvre d’art m’a poussée jusqu’à Beaubourg où je ne sais pourquoi* se tenaient les expositions de deux grands artistes du Vingtième siècle : Candiski et Kalder, ou si vous préférez, Calder et Kandisky, côte à côte comme les faux jumeaux Dupont et Dupond.

Faisons la fine bouche et jouons aux experts en art : je rougis de honte mais je n'ai apprécié chez Kandinsky que la période entre 1920 et 1934, pendant son séjour au Bauhaus où il est chargé du cours de peinture murale.

Je m'explique : c'est à ce moment là seulement qu'il établit une simplification géométrique de son tourbillon coloré, et moi, en bonne Morvandelle cartésienne, j'ai besoin d'ordre pour comprendre l'imbroglio, même artistique. Avant cette période (sa période russe), c'est le chaos des formes et couleurs et après, (à son arrivée à Neuilly) malgré la palette qui devient toute tendre comme le fameux bleu de son ciel, son œuvre est tellement peuplée de petits êtres biomorphes que j'ai l'horrible sensation d'être entraînée avec eux (virus et bactéries de tous poils) sous la plaque du microscope d'un artiste fou mi Picasso, mi Docteur Jekill. Ceci dit, merci au responsable de l’exposition, le parti-pris d’accrochage chronologique permet de suivre l’évolution du grand homme ! 

Quand au pur Calder, que du bonheur !

Les structures de fer balancent et démultiplient sur le mur blanc leur ombre qui s’enrichit d’une ou deux dimensions supplémentaires. La forme linéaire devient une sculpture à part entière, le dessin dans l'espace devient volume mouvant, joue avec notre regard. 
Je vais essayer d'emmener mon petit-fils ans voir son cirque. Si Mondrian, Léger,  Miro et Duchamp l’ont trouvé rigolo, il n’y a pas de raison que lui ne s’amuse pas. D’ailleurs il y avait des tas d'enfants à cette expo, ravis, de plain pied avec ce monde poétique et bricolo. On en a même retrouvé un, « 9 ans, en polo jaune, perdu dans Beaubourg », s’affolaient les micros. Pas de panique, je l'ai vu juste avant qu'on ne le retrouve, il était pelotonné par terre, en extase devant ce monde de fil de fer.

Même succès avec les mobiles, le miracle de leur synthèse des formes en équilibre...où la simplification, l’abstraction, l’utilisation de la couleur vive et pure, l’utilisation du bois initient les jeunes (et moins jeunes) spectateurs à « une autre façon de figurer ».

Une expérience fabuleuse. Riche et perturbante, qui m’a laissée en mille petits morceaux Kandiskiens que je vais essayer, grâce à Calder, de remettre en bel équilibre...

Monique Coudert

 

*A y réfléchir…La solution est chronologique : certes, l’exposition consacrée à Kandinsky retrace tout l’itinéraire du grand peintre, mais  il est arrivé en France en 1933, juste  au moment où se terminent  les « Années parisiennes de Calder de 1926 à 1933 ».

 

 

 

Publié dans Carpe diem

Commenter cet article

virginie 10/05/2009 21:33

Kandinsky à Paris après Munich ..à voir absolument !