Frédérique Martin: visitez son site!

Publié le par magali duru




Frédérique Martin a sa page sur ce blog depuis longtemps, elle aura bientôt son propre site.

Vistez-le, même s'il n'est qu'en construction (il paraît que sans visite, pas de référencement, oui mais sans référencement, comment avoir de visites? ... bref, il faut amorcer la machine, allez, braves gens, juste un clic, , ça ne mord pas, Dieu vous le rendra au moment de faire le tri suprême... )

Pour ceux qui veulent se mettre quelque chose tout de suite sous la dent, pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, je réédite ici un petit billet que j'ai écrit sur Frédérique dans le temps, déjà paru sur Mot compte double...



Je voudrais vous parler de Frédérique. Bien que d’elle on n’ait pas à parler. D’elle il suffit d’écouter battre le cœur. Un cœur généreux, douloureux et lucide. Dans ses histoires, que ce soit les nouvelles du recueil L’Écharde du silence comme dans les poèmes en vers ou en prose de ce bouleversant recueil de texte qu’est Papier du sang, ou dans son roman jeunesse, Zéro, le monde, tendre et sensible. Il suffit de la lire. Qu’elle nous dise la solitude :

La peau s’étire sous l’âge
Je rôde autour des maisons
Aucun seuil ne veut de moi


ou bien, la révolte, la passion de l’idéal :

Farouche, tel est mon nom
Je brûle de recréer le baiser
de la bouche nouvelle
l’étreinte du désincarné


(Papier du sang)

Parole vraie, illumination salvatrice. Ses nouvelles nous font entrer d’un coup, comme par une porte ouverte à la volée, dans un monde sans pitié, ce monde si quotidien qui est le nôtre pourtant, celui où nous vivons sans trop vouloir y croire… Celui des lettres envoyées jamais reçues, où l’amour ne sait pas se dire, mais où tout chuchote pourtant la passion. Celui du quotidien que l’on supporte et contre lequel un jour on se rebelle, parce qu’il vous déshumanise ou vous tue. A moins que le désespoir ne vous fasse tout quitter, avec le chat pour tout bagage. Un monde que nous savions dur et tendre, mais que nous n’avions jamais ressenti comme ça. Pelé à vif. Tout n’y est pas noir, loin de là, l’humour éclaire la scène, coup de projecteur sur nos faiblesses humaines et tout resplendit. C’est sa manière à elle de dire sa tendresse, pudique et sincère. C’est que Frédérique parle pour dire. Uniquement. Et ce faisant, elle n’a pas son pareil pour soulager la blessure de nos vies, d’un geste rapide, d’une main légère et aimante de grande sœur, faisant oublier un instant la piqûre de cette terrible « écharde du silence » qui nous tient tous séparés. »


 Magali Duru.

Frédérique Martin, poète, nouvelliste, romanciière, a été lauréate des bourses d'écriture 2005 du Centre régional des lettres Midi-Pyrénées pour son projet d'écriture romanesque, dont Femme vacante est l'aboutissement.
Elle est  présidente du jury du concours de la nouvelle du Crous, membre du Prix du jeune écrivain de Muret et des comités de lecture pour le Prix des cinq continents, ainsi que du jury du concours de nouvelles organisé par la revue L’Encrier renversé à Castres.

Elle anime des ateliers d'écriture, donne régulièrement des lectures : celle, notamment, de Papier du sang
, sur une musique originale de Christophe Haunold (accordéon et piano) ; ou encore, avec Hélène Duffau, la lecture croisée de Femme vacante (F. Martin, Pleine Page) et de Combat (H. Duffau, Gallimard).

 

Frédérique Martin a publié :

- L'Écharde du silence, Éditions du Rocher, 2004 – Prix Prométhée
de la nouvelle.
- Zéro, le monde, Collection « Roman ados », Éditions Thierry Magnier, 2005.
- Femme vacante (roman), Pleine page, 2007.
- des nouvelles en recueil collectif et dans les revues Brèves, Décharge, Sol'Air, Poésie Première, Nouvelle Donne, L'Encrier renversé, L'Ours Polar.




 



Publié dans Lector in fabula

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Flo 01/11/2008 18:47

Voilà une bonne nouvelle ! Je vais dès lors me botter les fesses pour lire au moins un des deux livres de Frédérique que j'ai dans ma PAL depuis Lauzerte 2007... Je lis dans un autre billet qu'il y a un salon du livre bientôt (il remplace celui . Ce sera sans moi (mon portefeuille vient de pousser un soupir de soulagement non équivoque ;) malheureusement mais je te souhaite bien du plaisir !!

magali duru 02/11/2008 13:51


Dommage, Flo, celui de l'an dernier avait été tout illuminé de ta visite...  Il va falloir que tu te fasse pardonner cette défection en lisant très vite toute l'oeuvre de Frédérique
Martin..


Solenn C 30/10/2008 12:03

Et voilà, on va croire que je rends Frédérique responsable de ce temps de cochon... Loin de moi cette idée ! Je voulais juste dire que notre belle région est connue pour son ensoleillement et que non seulement toi et moi (on le savait déjà), mais aussi Frédérique en sommes largement responsables.Et puis c'est vrai, ça caille : je vais enfiler une troisième paire de chaussettes, faire réchauffer mon thé, et je me remets au boulot...(Et tes 50 pages ?)

Solenn C 30/10/2008 08:07

Merci Magali pour ces mots si forts sur Frédérique, sans qui le soleil brillerait moins fort sur Toulouse, et sur ses textes merveilleux. Ca me fait plaisir de lire un si joli éloge, et surtout si vrai, avant de me mettre au travail ce matin. Un peu de tendresse dans ce monde de brutes...Et que ceux qui ne connaissent pas Frédérique Martin aillent vite la découvrir, Allez ouste !

magali duru 30/10/2008 11:41


Merci Solenn de ton enthousiasme (justifié). Je constate qu'il s'étend même à la météo toulousaine, qui n'a rien fait pourtant pour le mériter (de mon côté de Toulouse, Frédérique ou pas, il flotte
à verse, hélas!


Patrick 29/10/2008 19:41

Mission d'autant plus accomplie que je partage entièrement ton éloge Magali...