Muguet du... euh, 14 avril?

Publié le par magali duru

Descendue dans mon jardin ce matin pour vous tirer le portrait de mon muguet qui pétait la forme il y a quelques jours et personnaliser ainsi mes voeux de bonheur, voici ce que je trouvai à me mettre sous l'objectif:


Desséchées, racornies, flapies, ridées, out of date, les petits clochettes!
A l'image de ces défilés riquiquis qui n'y croient plus, de nos espoirs déçus, d'une société trop vieille?
Je ne persévèrerai pas dans cette comparaison aussi désabusée que hardie, et je préfère vous envoyer quelques brins de muguet du ... 14 avril, immortalisé en pleine santé.



(
Les commentaires à cet article seront soumis à modération, et d'abord à celle que s'appliqueront à eux-mêmes mes commentateurs. Les lecteurs de mon recueil de nouvelles Les Beaux dimanches comprendront pourquoi. Mes futurs lecteurs apprécieront un jour le geste, et cette retenue...)

Publié dans Carpe diem

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Patrick 01/05/2008 21:30

Peut-être faut-il rappeler qu'il s'agit là de la fête des travailleurs et non de celle du salariat et disons par la même occasion que ceux qui travaillent du chapeau sont bien sûr invités...PRE  Non, le bonheur n'est pas que dans le brin d'herbe...

M agali 01/05/2008 21:46


Voui, bon d'accord pour ceux qui travaillent du chapeau.
Mais pas ceux qui travaillent du képi, d'accord?


xavier garnerin 01/05/2008 20:04

À Lyon, pour le 1er-Mai, les transports en commun
ne circulent pas.
Alors, si la fête du Travail consiste à ne surtout pas
travailler, pourquoi « vendre » du muguet ? Vendre ne serait-il
pas un travail ?
Quel truc bizarre et mal foutu.
Imagine-t-on la fête de la Danse sans danse, la fête de la
Musique sans musique, la fête des Pères sans pères (les nanas, ta gueule), la fête
des Etc. sans les etc. ?
Doit pas s’agir d’une fête, mais plutôt d’une commémoration.
Pour laquelle on pourrait convoquer tous nos muguets nazes,
histoire d’alimenter la flamme du Travailleur inconnu.
Sauf qu’il en existe encore, des travailleurs, donc s’il
vous plaît parlons de ça très très plus tard.
Faisons la fête après.
Quand on sera à la retraite.
Vous savez la question qu’elle pose, la fête du Travail ?
C’est qu’on ne sait toujours pas ce que c’est.
Sauf ceux qui ont la chance ou le malheur de n’avoir en
perspective que trois rangées de poireaux à planter pour leurs pommes.

Dominique Hasselmann 01/05/2008 11:56

Hier soir, le muguet était déjà en vente dans l'avenue Parmentier, Paris (11e). Bientôt, on le vendra un mois à l'avance, mais si ça permet d'avoir un jour férié mensuel, pourquoi pas ?Bonne fête !