Brèves du jour

Publié le par magali duru


1) Rencontre avec
Pascal Dessaint à Ombres blanches:

Nous devions être une quarantaine. Sous le charme pendant une heure et demie.
Difficile de faire autrement, quand un écrivain de polar vous prend par la main pour vous faire descendre dans son scriptorium et sans façons ni réticences, avec toute la délicatesse de sa gentillesse légendaire, vous ouvre toutes les portes de placard, toutes les boîtes à secret...
 
Prolixe mais précis, la modestie faite homme, enthousiaste, généreux, passionné, "Pascal Dessaint, c'est le rêve pour un interviewer" dit J
ean-Marc Laherrère, qui sait, il faut le dire aussi, poser la question qui fait démarrer au quart de tour...

Quelles relations unissent le héros récurrent et son auteur?  lntérêt et difficultés de l'écriture polyphonique? Quel travail de documentation et de terrain? Comment écrire sur la vie d'un locataire de péniche? Se mettre dans la peau d'un flic toulousain?  D'un taxidermiste? Quel est le rôle de l'écrivain quand une de ses oeuvres est adaptée pour le cinéma?

On sort de là avec une furieuse envie de lire et relire Dessaint, mais aussi ses auteurs favoris,
Russel Banks, dont il dit en levant les yeux au ciel:" Une étoile!" et Edward Abbey, dont il raconte avec émotion comment ses amis l'ont accompagné dans les splendeurs du  Désert solitaire où il a choisi de mourir, l'instant venu.

Les Toulousains pourront retrouver Pascal Dessaint au salon des Littératures Francophones à Balma ce week-end (du 4 au 6 avril)

2) Les surprises de
Georges Flipo:

Georges Flipo prépare une surprise. Ou même plusieurs surprises. A-t-on jamais vu Georges Flipo avare de surprises? Les lecteurs de son roman 
Le Vertige des auteurs ou de ses recueils de nouvelles (La Diablada, L'Etage de Dieu) le savent bien...
Pour connaître la première surprise, cliquer
ici.
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Publié dans Carpe diem

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Franck 06/04/2008 22:26

Virginie, j'écris souvent en creux. Quand, par exemple, je parle  de l'exploitation des Maliens par les Ivoiriens, ce n'est pas seulement pour dénoncer le racisme d'aujourd'hui, c'est aussi pour parler de l'exemple qu'ont donné les français, quand je dis qu'une jeune Malgache se prostitue dans son île paradisiaque, ce n'est pas uniquement pour dénoncer  le tourisme sexuel des européens, mais aussi pour dire l'extrême pauvreté de ce pays après des années de socialisme, quand je parle du regard bienveillant du roi de Thaïlande après avoir indiqué le nombre de coups d'état, c'est aussi pour que vienne en mémoire la bienveillance qu'il a pu avoir lors de la seconde guerre mondiale, quand je parle du cri de désespoir d'un homme après le tsunami et quand je précise qu'il gêne c'est pour dire que la misère humaine n'est rien face à la remise en service des hôtels de Phuket, mais les 450 mots de rigueur pour un blog, ne sont peut-être pas suffisants pour le mettre en relief, ce creux. J'adorerais lire vos déserts, Virgine.

M agali 07/04/2008 00:42


Pour cela, Franck,il faudra attendre que Virginie rencontre au cours de ses pérégrinations au Soudan un cybercafé....Ou son retour.
En attendant ses déserts, tu peux voir son blog dans mes liens.


virginie 03/04/2008 13:19

Mais je ne suis pas allée au Japon non plus ! C'est juste que je pense qu'il en est du Japon comme du désert (et le désert est un peu plus ma spécialité), on rêve un paradis qui n'existe pas. Dur dur le monde. Ecrivons des haikus pour transcender notre mal.

M agali 03/04/2008 13:26


Alors parle nous du désert...
Pourquoi la réalité serait-elle d'ailleurs moins intéressante que le rêve?


virginie 03/04/2008 12:56

Et si le Japon c'était le pays du stress et du suicide, où les travailleurs n'en peuvent plus de faire des heures sup, où les femmes n'en peuvent plus de subir le machisme ambiant, et où les ados ne savent plus communiquer entre eux ? Le pays d'une technologie avancée qui abandonne les perdants ?

M agali 03/04/2008 13:10


Eh oui, c'est sans doute cela que Franck voulait évoquer en creux dans les lignes, en nous présentant ce Japon rêvé, fantasmé, idyllique, où il ne nie pas n'être jamais allé et en
demandant témoignages et récits de voyage.
Et si tu nous en disais un peu plus sur le Japon réel, qui ressemble assez furieusement à ce que pourrait devenir notre Europe, Virginie?